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Science participative et science collaboratrice en astronomie

Chacun, en fonction de ses compétences et de ces envies, peut participer à la découverte de l'Univers...

Nous mettons en place, au sein de l'association,  des cessions participatives sur des projets de sciences participatives pro/amateurs sur des projets dotés de protocoles

scientifiques.

renseignez-vous !

Extrait du numéro spécial de Ciel et espace de novembre 2014:

"GUIDE PRATIQUE DE LA SCIENCE PARTICIPATIVE EN ASTRONOMIE"

- " Les temps ont changé. Il y a seulement dix ans, pratiquer l'astronomie en amateur et participer en même temps à des découvertes semblait très difficile, voire impossible. avec l'éclosion des télescopes géants (ils sont dix huit d'un diamètre supérieur ou égal à 5 mètres), la multiplication des satellites observant dans toutes les longueurs d'onde, les immenses progrès de l'instrumentation et la mise en service d'une batterrie de télescopes automatiques surveillant le ciel en permanence, les occasions pour les mateurs de s'illustrer dansl'exploration du cosmos s'étaient sonsidérablement réduites.

Même les découvertes de nouvelles comètes ou astéroides leur échappait.

Mais l'histoire a changé. Les amateurs, eux aussi,, sont mieux équipés et ils peuvent aussi contribuer par des observations sérieuses à certaines études scientifiques.

Mais surtout parce que les scientifiques professionnels croulent désormais sous les flots de données à exploiter précisément à l'époque où chaque village de la planète peut se connecter à internet.

Or la multitude de citoyens de ce monde interconnecté constitue une ressource indispensable pour traiter, analyser les millions de spectres, d'images qui sortent en flux continu des grands systèmes observationnels, car,...il faut toujours des yeux pour comprendre les lumières célestes.

Ces yeux, capables de reconnaitres mieux qu'un logiciel la forme spiralée d'une galaxie, ou discriminer une dépression géologique à la surface de la Lune."...

Pour les autres, aguéris à l'observation, la photométrie, ou la spectrographie ou simplement doués. Equipés d'un matériel d'observation et d'analyse spécifique accessible désormais à l'amateur et lui permettant de "faire de la vraie science", il seront les collaborateurs, les suppléants aux professionnels en décuplant les moyens d'observation in situ. leurs données seront introduites dans les bases de données professionnelles. Et il n'est pas rare que, désormais, l'amateur collaborateur soit cité dans les publications professionnelles.

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Ouverture du site de Jean-Louis

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Durant les 80/90, je travail une dizaine d'années en avionique spatiale pour une grande entreprise équipementière dans ce domaine. Ma passion pour les sciences de l'Univers m'amène, de concert, à m'investir dans le bureau de l'ANSTJ (Planète Sciences aujourd'hui). C'est aussi l'époque où je reprends des études de mathématiques et de physiques au CNAM de Paris, le soir, ce, tout en participant à des programmes scientifiques.

C'est une véritable aubaine...et une fusée en termes d'apprentissage des sciences appliquées. Un privilège dont, vous vous en doutez, je ne boude pas la participation, même si, avec mon emploi en avionique et mes cours au CNAM, mes journées fleurtent avec les 18 ou 20h...

Sous l'égide des RCP (recherches coopératives sur Programmes, qui n'existent plus de nos jours, en tous les cas sous ce nom) du CNRS, j'entame des collaborations avec des scientifiques théoriciens à la recherche de bonnes volontés dotées d'une certaine compétence afin d'effectuer les observations et les acquisitions en observatoire de mission comme au 1 mètre du Pic du Midi.

Je m'investi donc sur deux programmes:

1/ Les mirages gravitationnels et en particulier autour d'une étude menée sur le Quasar PG1115+08. Cet échantillonage singulier était réalisé dans le cadre de recherches de J.Schneider astrophysicien à l'observatoire de Meudon. Un test de la relativité d'Einstein embryonnaire à l'époque concernant les mirages gravitationnels, largement validé depuis. 

2/ RCP également autour de S. Koutchmy de l'IAP dans le cadre de la physique des plasmas et en l'occurence celui du vent solaire. Menant une étude sur le comportement des queues de comètes (cynématique des queues de plasma cométaires avec comme cible celle de la comète de Halley en 1986), celui-ci met en place une "manipe" pour laquelle il recherche des opérateurs.

Tout ceci ayant donné lieu à des missions au Pic du Midi et à l'Ile de la Réunion. Une époque d'une grande richesse, évidemment.

Une époque de "dinosaures" où l'on traitait le TP2415 ou 6415 (film argentique de Kodak) non pas de tous les noms... mais au "forming gas" (un mélange d'hydrogène et d'azote chauffé sous auto-clave à 65°c). Une époque où la CCD faisait ces tous premiers pas dans le milieu amateur (mais aussi pro) grace à Christian Buil pour les amateurs. Une époque où l'on montait au Pic avec des "bidouilles" comme un intensificateur d'images à galettes de micro canaux sous l'égide de Thierry Midavaine (optronicien devant l'éternel). Bricolage autant "osé" que pionnier avec lequel l'on baladait du 7 kVolts non protégé maintenu avec quelques rubans de Chatterton salvateurs...air ionisé aidant, des arcs électriques se déclenchaient entre nos appendices nasaux et l'alimentation à haut voltage lorsque nous cherchions à réaliser une mise au point au foyer du télescope...une époque bénie, s'il en est !

Un époque où l'on montait au Pic (T60) en tant qu'amateur avec comme manipe un spectrographe gros comme un frigo, fait, encore une fois, de Chatterton, de contre plaqué, d'un réseau blasé à 630 nm de 600 tr/mm pour faire de la mesure d'effet Doppler sur galaxie lointaine en "tirant" la raie "K" du calcium ionisé...on ne manquait pas de culot ! de nos jours ce genre de "spectro" est gros comme 2 APN réflex...et on le trouve sur catalogue.

Ce "bain" autour de la pratique "joyeuse" d'une certaine science m'a  incité à créer la première école d’astronomie grand public française en 1989, à Champtercier en Haute Provence (04). Une démarche "pionnière" là encore (et risquée de fait puisque activité professionnelle). Une démarche "citoyenne" également dans le sens "citoyen du monde".

Il m'importait, en l'espèce, d'apporter ma petite pierre à une éducation des masses, à une certaine ouverture d'esprit, une invitation au savoir et au savoir être par la démystification des sciences et corollairement une dé complexification des âmes. Apprendre à regarder "ailleurs", "au delà". Apprendre à "Aimer" au sens large...mais on ne peut pas aimer si l'on ne comprend pas.

La connaissance avec une certaine conscience. Mais surtout pas la science pour la science.

C'est une véritable expérience sensorielle. mais celle-ci ne peut exister qu'à la condition que l'esprit se soit emparé de l'espace, du temps, mais surtout de l'énergie sous jacente à toute approche véritablement cognitive de l'Univers, de la Nature. On peut expérimenter ce genre de sensualité avec l'art également. Une "esthétique" scientifique ou plutôt une esthétique de la Nature.

La science est un "regard" magnifique, mais n'est, pour moi, pas le seul...

Je ne me suis jamais départi de cette "approche" cognitive doublée de cette spiritualité. Encore à l'heure actuelle, ceci est la trame de fond de  toutes mes actions de médiations scientifiques qu'elles soient dans le domaine de l'astronomie, de la géologie ou de l'ethno botanique, autant même d'ailleurs que dans le cadre de mon activité professionnelle en espaces verts.

Avec son observatoire et son centre d'interprétation scientifique spécialisé dans la médiation scientifique en milieux ouverts, CATI-SCORPIUS a fonctionné durant 10 années, avant que le département n'ouvre son centre de Saint Michel aboutissant à l’absorption totale de notre activité en moins de 2 ans. Durant cette décennie  néanmoins, plusieurs centaines de scolaires et de touristes ont ainsi été invités à découvrir "in-situ" les sciences de la Terre et de l'Univers. Nous étions, en effet, installés en pleine Réserve Géologique de Haute-Provence. Ceci nous a permis de mixer la géologie de terrain et l'astronomie. Une passerelle plus qu'évidente entre la Terre et le Ciel. J'ai ensuite pris durant un an la  responsabilité du planétarium/centre d’interprétation scientifique du radio-observatoire de Nançay.

Puis ma seconde passion, les plantes médicinales, m'a invité à regarder plus avant dans le domaine de la botanique sous l'angle ethnobotanique (les relations homme/végétal). Aussi, sans abandonner pour autant les sciences de l'Univers, me suis-je professionnellement reconverti dans la gestion des espaces verts. A ceci rien de bizarre, l'astronomie et les disciplines reliées à l'environnement occupent un temps et un espace concomitant.

  Il fallait que j'aie accés aux deux afin de satisfaire mon esprit "globaliste". Ce en quoi je me suis employé. 

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